Histoire, Thème 2 : La guerre au 20ème siècle


Thème 2 : La guerre au 20ème siècle


Question 1 : Guerres mondiales et espoirs de paix


Chapitre 1 : La Première Guerre Mondiale : l’expérience combattantes dans une guerre totales



Intro :
L’événement déclencheur de cette première guerre est l’assassinat de l’archiduc  François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie à Sarajevo en Bosnie. Elle dura d’aout 1941 au 11 novembre 1918. Elle se déroule en trois phases : la guerre de mouvement (aout – décembre 1914), la guerre de position ou des tranchées (1915- avril 1918) et enfin reprise de la guerre de mouvement d’avril à novembre 1918.
Cette guerre incluse le monde entier. En effet, les pays utilisent leurs colonies pour les besoins en soldats, mais d’œuvre et ressources. Certains combats ont même lieu dans ces colonies.
Les nouvelles technologies apportent de bouveaux moyens de combats comme les combats sous-marins.
Même les femmes et les enfants s’impliquent dans cette guerre. Les civils doivent travailler au service du vainqueur.
Les usines d’armement se développent, les femmes y travaillent.
La propagande encourage les civils à se mobiliser

-> Guerre Totale

De nombreux journaux intimes ayant appartenus à des soldats sont retrouvés. De nombreuses BD relatant les evenements liés à la guerre sont aussi publiées comme Le feu d’ Henri Barbusse.
La guerre est incluse dans les programmes d’histoires des élèves de primaire et de secondaire.
En quoi la 1GM est-elle une guerre de type nouveau ? Comment les sociétés ont-elle fait face à la guerre totale ?

I-                    La violence du front

Une mobilisation du front :
-          74 millions de soldats, la majeure partie Européens dont 8.3 millions pour la France
-          14 millions de cheveux pour tirer les canons
-          Beaucoup de pigeons pour communiquer, envoyer des messages


       a)      Au front

De janvier 1915 à mars 1918, le front ouest a connu une guerre de tranchées avec une seule obsession : percer le front.  
Déroulement :
-          Pillonnage d’artillerie
-          Coup de sifflet
-          Les soldats sortent des tranchées et courent vers la tranchée adverse (<- nécessité d’éviter ou de couper les barbelés)
Il y a très peu de photo de cette époque car la photographie n’est pas assez accessible. On peu tout de même noter que le sol est dévasté, les bâtiments détruits et la végétation complètement rasée.
De nouvelles armes font leur apparition, plus adaptées à ce genre de conflit : les grenades, les lance-flammes et les gaz. Ces derniers, les gaz, sont perçus comme la représentation de l’inhumanité de la guerre.
è Guerre industrielle :  la guerre repose sur les capacités de l’arrière à produire de l’armement suffisamment puissant pour vaincre l’ennemi.
La bataille de Verdun (février 1916 – décembre 1916) est la bataille emblématique pour les français et les allemands, avec tout d’abord, dans les 5 premiers mois, une offensive allemande et ensuite une contre-offensive française.
Bilan :  300 000 morts, 700 000 blessés.

       b)      D’énormes souffrances
  • Des souffrances physiques :
Les blessures, surtout au visage, sont extrêmement handicapantes et répugnantes. De nombreuses personnes ne peuvent être identifiées, de nombreuses personnes ne sont même pas retrouvées.
La fatigue, le froid, la pluie, la boue et  le manque d’hygiène créent des conditions de vie très difficile. La vie dans les tranchées c’est une vie dans les cadavres, le sang, les barbelés et les masques à gaz. Par ailleurs, la nourriture n’arrive pas forcément, certains soldats se nourrissent de rats.
  • Des souffrances psychologiques :
Partir au front c’est quitter sa famille et ses proches. De plus, le bruit des obus et  les cris sont difficilement soutenables. L’obusite est une maladie qui se manifeste par des tremblements incontrôlables causés par les détonations des obus.

      c)       Comment ont-ils tenus ?
De nombreux débats à propos de l’origine de la force des soldats lors de la première Guerre ont lieu depuis les années 1990. Deux écoles s’affrontent :
- l’Historial de Péronne (1992) : maintient que les soldats étaient consentant et tout à fait volontaire de faire cette guerre.
Preuve ? -> Culture de la 3ème république qui prône l’obéissance aux officiers, à l’église. Esprit de camaraderie, esprit de groupe, solidarité. Les lettres écrites et reçues qui permettent aux soldats de s’évader brièvement. Distraction des soldats avec le théâtre et l’artisanat. De plus, la religion était là pour les accompagner (port d’amulettes).

- le Collectif de Recherche International et de Débat sur la Grande Guerre (2005) : les soldats étaient contraints, ne voulaient pas aller à la guerre.
Forte pression sociale : la solidarité au sein d’un groupe pousse les soldats à partir à la guerre. La liberté est relative : les lettres sont lues et censurées avant d’être transmises. Certains soldats, dont la vie privée a été violée, sont accusés de mutinerie et exécutés devant les autres soldats. Lorsqu’ils manifestent leur désir de ne plus faire la guerre, après 1917 et la révolution par exemple, ils sont accusés.
Par ailleurs, les riches sont pointés du doigt car ils ont les moyens de ne pas aller à la guerre.
è Les deux côtés ont raison. Contrainte et consentement ont tous deux leur place dans la guerre. En général, les soldats sont consentants puis ils sont contraints.

II-                  Le second front : l’arrière

        a)      Les civils et la guerre
Autrefois, faire la guerre se limitait à aller combattre sur le front aux côtés des soldats. Au début du 20ème siècle, les nouvelles technologies permettent aux civils de venir en aide aux soldats sans mettre les pieds sur le front.

L’aide des civils :
Les canons à longue portée et l’aviation permettent le bombardement des villes ennemies. L’arrière, et donc les civils, peuvent donc participer.
Les femmes travaillent dans les usines d’armement. Elles remplacent le bétail pour labourer les champs. En clair, elles travaillent très durement.
Les enfants, de leur côté, se privent de beaucoup de choses.
Les civils doivent financer l’effort de guerre (=mobilisation sociale et industrielle visant à subvenir aux besoins militaires d'un État). On leur fait peur pour qu’ils payent. On réveille leur patriotisme grâce à de la propagande diabolisant, animalisant l’ennemi. L’Allemand est perçu comme un barbare sanguinaire.
è Culture de guerre

L’utilisation des civils par l’ennemi :
Lors de la 1GM il y a parfois de grosses pénuries alimentaires principalement dues aux réquisitions de l’occupant. Cela augmente le taux de mortalité du côté de l’arrière. De plus, les civils sont réquisitionnés pour travailler pour l’adversaire. Ils peuvent aussi être pris en otage. Ou tués en signe de vengeance. Ou utilisés comme boucliers humains. Le génocide Arménien (1915-1916) s’estime à plus d’un million de morts. C’est la preuve de violences extrêmes sur les civils pour faire pression sur les gouvernements.




       b)      Gouvernements et sociétés
Tout d’abord, la guerre a eu des conséquences sur les gouvernements. En effet, au début de la guerre ceux-ci sont « soudés », ils s’unissent pour vaincre l’ennemi. Au sein d’un même pays, la guerre est consentie par tous les représentants, donc il n’y a plus de division politique -> union sacrée.
Cette union disparait fin 1917. Les gouvernements deviennent de plus autoritaires. En France, Clémenceau est au pouvoir. Les arrestations et accusations pour trahisons se multiplient.
Exemple : Affaire Malvy. Malvy  est accusé d'avoir fourni des renseignements à l'Allemagne sur les projets militaires et diplomatiques français et d'avoir favorisé les mutineries militaires de juin 1917.
A l’échelle des sociétés, l’opinion est totalement contrôlée : les journaux sont censurés. La  propagande permet aussi de montrer l’allemand comme l’ennemi, comme un animal qui tue la culture. On bourre le crâne des sociétés, on exagère, on ment. Les scientifiques, figure de l’honnêteté, mentent aussi aux populations.

III-                Au sortir de la guerre
Le contexte. Nous sommes en 1917. Il vient de se passer 2 révolutions en Russie. La première a amené les Bolcheviks au pouvoir. Ceux-ci demandent l’armistice et un traité de paix. En mars, les allemands ne combattent, donc, plus que sur un seul front : le front français. Puis, un blocus est crée qui provoque une grande famine en Allemagne. Les alliés de l’Allemagne sont épuisés, ils demandent l’armistice. Le 9 novembre 1918, la révolution à Berlin menée par les spartakistes provoque l’abdication de l’empereur d’Allemagne Guillaume 2. Un gouvernement socialiste se met en place, avec Ebert à sa tête.

      a)      Une population européenne « saignée à blanc »
Bilan humain :
- 9 millions de morts
- 1.5 millions de disparus
- de nombreux mutilés qu’il faut réinsérer dans le vie -> prothèses, systèmes d’articulation
- Plus de morts que de naissance : déficit des naissances
- quelques milliers de civils morts
- des veuves, des orphelins qui touchent une maigre compensation
- les enfants de soldats deviennent les pupilles de la nation
- On rapatrie les corps
- Les veuves blanches : femme ayant perdu son fiancée -> ne peux plus se marier pour ne pas trahir la mémoire de son homme




       b)      Traumatisme moral
« Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles » Paul Valery
La population prend conscience de l’énorme sacrifice que la France a fait. Peu à peu, un devoir de mémoire et d’honneur aux morts s’installe. Des monuments aux morts voient le jour dans chaque ville, dans 36 000 communes. Les civils se battent pour que le rapatriement des corps se fasse correctement.
Le traumatisme moral se fait ressentir particulièrement dans la somme, avec 20 000 morts anglais. C’est pourquoi, avant même la fin des conflits, les familles et les touristes se rendent sur les lieux de décès pour se recueillir. Encore de nos jours, de nombreux anglais viennent dans la somme.
En 1920, la tombe du soldat inconnu voit le jour sous l’arc de triomphe. En 1923, une flamme y est allumée en permanence.  C’est un lieu emblématique du souvenir.
Dès 1917, des associations voient le jour. Des associations d’anciens combattants qui aident les soldats à retrouver cette solidarité présente au front. Sinon, seuls, les soldats s’isolent, traumatisés par les horreurs de la guerre.


      c)       Un espoir de paix au lendemain de la 1GM : la création de la SDN
La SDN est une organisation créée avec la signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919. Les objectifs de la SDN étaient le désarmement, la prévention des guerres, la résolution des conflits de façon pacifique. Elle gère les conflits frontaliers à l’aide de plébiscites. La SDN contrôle certaines villes comme Dantzig qui est très convoitée et source de conflits. La SDN donne la Syrie et le Liban sont donnés aux Royaume-Unis. Le siège est à Genève.
Chaque pays membre dispose d’une voix afin de voter pour des mesures proposées. S’il n’y a pas unanimité, si, par exemple, un pays décide qu’il n’est pas pour l’arrêt des combats ou le règlement d’un conflit, la SDB vote l’embargo de ce pays. La SDN peut aller jusqu’à une intervention militaire où chaque pays devrait fournir le contingent pour lutter contre le pays en désaccord.
En 1925, la France et l’Allemagne se réconcilient avec le pacte de Locarno. Puis l’Allemagne est incluse dans la SDN en 1926. En 1928, « l’esprit de Genève » est à son apogée avec le pacte Briand-Kellogg signé par 63 pays, dont l’Allemagne, qui défini la guerre comme étant hors la loi.
Toutefois, la SDN est considérée comme impuissante. Les USA n’en font pas partie, étant isolationnistes. Et la crise mondiale des années 30 va amorcer un retour au protectionnisme et à l’autarcie. Par ailleurs, les dictatures ouvertement expansionnistes comme l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie fragilisent la SDN et ses principes.
Par exemple, les Italiens veulent posséder la totalité de la corne de l’Afrique. Il leur manque juste l’Ethiopie, seul pays non colonisé. L’empereur d’Ethiopie se rend à Genève et demande l’intervention de la SDN. De dures sanctions économiques furent infligées à l’Italie.


Conclusion : La 1GM est de type nouveau par l’ampleur de la mobilisation, tant sur le front qu’à l’arrière, par l’ampleur des pertes, par une déshumanisation de l’adversaire, liée aux nouveaux moyens techniques : les gaz sont considérés comme un nouveau pas franchis dans l’horreur  et par la propagande, le contrôle de l’opinion. Selon certains historiens, les sociétés ont été brutalisées pendant ces 4 ans de guerre et on assiste à une situation paradoxale : une partie de la population va soutenir des mouvements ouvertement violents (fasciste, nazi), l’autre partie est pacifiste, à l’esprit de Genève. 

Lecture analytique : L’Île des esclaves, Marivaux (1725). Le dénouement.

Texte 16 : Le dénouement


Intro : Dénouement : nœud de l’intrigue trouve sa solution. L’ordre se rétablit. Inversion des rôles prend fin. Comment cette scène de dénouement permet-elle à travers l’ultime dénonciation des défauts des maitres, la promotion de l’honnête-homme, tant pour les personnages que pour le public ?

I-                    Les dernières rancœurs
a)      La colère de Cléanthis

-          Elle parle le plus : tirade
-          Interjections
-          Exclamatives : esclave excédée, indignée
-          Questions rhétoriques : donne du rythme à la tirade. Mettent en accusation.
-          Martèlement du « vous » : accuse
è Permet de montrer une ultime fois les défauts

b)      L’expression des défauts
-          Rythme ternaire l.39 : mise en valeur des défauts
-          Reprise du « qui »
-          Comparaison péjorative


II-                  Une nouvelle définition de l’honnête homme
a)      Les qualités de l’homme bon
-          Interrogations l.30-31 : aberrations des mœurs
-          Ironie dès le début de la tirade
-          Opposition l.33, rythme ternaire
-          Retour aux valeurs morales
-          Présentatifs : montrent l’exemple à suivre


b)      Les esclaves exemplaires
-          Superlatif, comparatif de supériorité « meilleure » : surenchère
-          Parallélisme l. 40-41
-          Déduction logique l.47
-          Antithèse de la richesse


III-                Le nouvel ordre
a)      Le pardon
-          Conseils qui incitent au pardon : 1er pers du pluriel
-          Mise en scène, didascalies
-          Les pleurs : larmoyant
-          Exclamatives : bonheur


b)      La rééducation achevée pour tous
-          Champ lexical du regret « se repent »
-          Aveu « je l’avoue » : prise de conscience
-          1er pers : implication du locuteur
-          Mise en scène, embrassades : gestes scéniques forts
-          Apostrophe « ma chère Cléanthis » x2
-          « avoir été  méchant » : temps du passé, révolu
-          « ne parle plus de ton esclavage » : esclavage nié par les maîtres, on oublie tout


Conclusion : L’île des esclaves a su rééduquer les personnages. Les maitres sont plus complaisants et les esclaves ont vite pardonné. Trivelin se réjouit du succès de la rééducation (scène XI). A travers lui, Marivaux se satisfait de la rééducation de son public et d’avoir exposé les valeurs de l’honnête homme. Rien de plus moral, rien de plus sermonnaire que cette pièce ; c’est le véritable « castigat ridendo mores » (=corriger par le rire les mœurs), devise de la comédie italienne. 

Lecture analytique : L’Île des esclaves, Marivaux (1725), Le portrait d'Euphrosine

Texte 15 : Le portrait d'Euphrosine



I-                    Une maîtresse aux nombreux défauts
a)      La longue liste de toutes les critiques
-          « vaine minaudière et coquette » : accumulation de 3 défauts
-          « partout, à toute heure en tous lieux » : ses défauts la suivent où qu’elle aille, montre l’omniprésence du mauvais caractère
-          « il ya tant de choses, j’en ai tant vu, tout remarqué » accumulation qui amplifie les défauts
-          « mais par où commencer » : Cléanthis est désarmée face à la quantité de défauts
-          « je m’y perdis » : métaphore, il y en a trop
b)      Tout et son contraire, un blâme total, versatile, lunatique
-          « elle est triste, elle est gaie » : antithèse, parallélisme : elle est capable d’avoir des attitudes complètement opposées
-          « Madame se tait Madame parle » : antithèse
-          « tristesse et joie » : antonymes parfaits, oxymore pour exprimer le caractère changeant d’Euphrosine
-          « contente ou fachée » « silence, discours » : oxymores
-          Parataxe juxtaposées permet un rythme très rapide, aussi rapide que les changements d’humeur d’Euphrosine
-          Les répliques de Cléanthis s’opposent « Madame se lève, a-t-elle bien dormi » « Madame, au contraire, a-t-elle mal reposé ? » : locution adverbale « au contraire » qui accentue cette opposition
-          Répétition de « madame »
-          « c’est tout un » : montre que Madame regroupe tous les caractères possibles
Euphrosine est obligée d’écouter ce portrait d’elle et cela est difficile pour elle
II-                  Le miroir douloureux de la vanité
a)      Une peinture caricaturale
-          « vaine » « vanité »
-          Champ lexical de l’apparence « coquette » « minaude » « visage » « regard » « « regard » « coquetterie » « belle » « habille » « verra » « visage » « voir » « miroir » « enlaidit » « me montrer » -> comique de caractère
-          « Curieuse et jalouse » : rythme binaire accentuant la vanité
-          « c’est vanités muette » « c’est coquetteries  babillardes » : objet
-          « elle ira aux spectacles, aux promenades, aux assemblées » : tous ces lieux sont des lieux où on se montre
-          « on se mire, on éprouve son visage » : rythme binaire
-          « des yeux battus, un teint fatigué, voila qui est fini » : réaction disproportionnée face à la situation
-          « son visage peut se manifester … il n’y a rien à craindre » : métonymie, seul le visage importe
-          « cela lui ressemble comme son visage » : comparaison qui donne l’impression qu’Euphrosine porte le masque de la coquette
b)      Une peinture qui révèle le vrai
-          Douleur d’Euphrosine, il n’y a que la vérité qui blesse : « n’en voila-t-il pas assez, monsieur ? » « je n’y saurais » : négations qui montrent quelle a du mal à supporter
-          « Monsieur » : apostrophe à Trivelin, presque comme une plainte pour arrêter le supplice
-          1ère personne « qu’on m’apporte un miroir » : Cléanthis joue le rôle de sa maitresse
-          « comme me voila faite » « que je suis mal bati » + interjection « ah »
-          « qu’on m’habille » « ne me regardez pas » : le théâtre dans le théâtre permet de montrer des réalités, Donc Cléanthis peut ainsi révéler ce qu’elle endure au quotidien
-          « Et cela veut dire : Messieurs, figurez-vous que ce n’est point moi » : Cléanthis sait comment pense sa maitresse
è Effet comique car l’esclave se moque de sa maîtresse. Caricature qui suscite dans un premier temps le rire puis la reflexion.
III-                Du rire à la critique sociale
a)      Logorrhée de l’esclave
-          « mais par où commencer » : elle a tellement de choses à dire quelle ne sais pas par où commencer
-          Cléanthis a le plus de texte
-          Rythme effréné du aux accumulations
b)      Mise en valeur des conflits des classes sociales
-          Euphrosine associée à la vanité « coquetterie »  « vanité »
-          Cage sociale : « voila ce que c’est »
-          « Madame » : satirique. S’oppose à « nous autres esclaves » : communauté.
-          Cléanthis parle pour tous les opprimés, généralise sa propre condition d’esclave -> forte opposition aux maitres

Conclusion : La scène 3 est donc le blâme que Cléanthis fait d’Euphrosine, forcée de l’écouter. C’est ainsi que commence la rééducation de la maîtresse. La scène est une prise de conscience d’Euphrosine mais aussi pour le spectateur qui voit, dans ce portrait, ses propres défauts. Une fois de plus, la clairvoyance des valets est mise en valeur. Ils ouvrent les yeux de leurs maitres.

Lecture analytique : L’Île des esclaves, Marivaux (1725), l'exposition

Texte 14 : La scène d’exposition


La scène d’exposition a un rôle essentiel pour la compréhension de l’histoire. Elle présente les personnages principaux et elle doit susciter l’intérêt du spectateur. Boileau, au siècle précédent, préconisait dans son Art poétique, que l’intrigue soit vite présentée. C’est à cela que s’applique Marivaux. Il nous présente une situation traditionnelle mettant en scène un couple maitre-valet. Très vite les rôles ne semblent pas si simples. En quoi l’exposition apparemment traditionnelle de l’île des esclaves plus quelle ne présente l’action annonce-t-elle déjà son retournement ?
I-                    Les caractéristiques de l’exposition
a)      Les personnages
-          « tristement » : caractère
-          « mon patron » : relation
-          « monsieur Iphicrate » : identité
-          « aux esclaves comme moi » : identité
Les personnages s’introduisent pour le public : double-énonciation
b)      Le lieu
-          « le théâtre … maisons » : caractéristiques typiques de l’île, un Ailleurs totalement imaginaire, isolé. Coutumes différentes
-          « mer » « «ile des esclaves » « ile »x4
-          « car nous sommes dans l’île des esclaves » + majuscules + introduction + effet de retardement et d’attente + titre de la pièce
-          Ile fermée qui contraste avec la grande capitale qu’est Athènes
c)       L’intrigue
-          Evocation du naufrage : élement perturbateur
-          Champ lexical de la mer qui renvoie au naufrage « mer » « naufrage » « noyé » « chaloupe » « vaisseau » « rocher » « vague »
-          Scène typique de l’utopie : les personnages sont arrivés là par hasard. Utopie inventée par Thomas More au 16ème siècle
-          Gradation « maigres, éthiques puis mort de faim » : avenir des naufragés
-          « je ne reverrais jamais Athènes », futur : tension, nœud de l’intrigue. But = retourner à Athènes
Comme à son habitude, Iphicrate veut utiliser son esclave pour se sortir de ce mauvais pas. Mais très vite, on comprend qu’Arlequin ne se laissera pas faire
II-                  Une relation maitre-valet ordinaire ?
a)      Maitre et serviteur : le dominant et le dominé
Iphicrate est issu de l’aristocratie, il domine Arlequin :
-          « Arlequin » x4 « hé » « le coquin » périphrase
-          « après avoir soupiré » : énervement
-          Impératif très fréquent : catégorique
-          Interrogatives : position de force d’Iphicrate, signe de pouvoir
Cependant, ces interrogatives traduisent aussi une position de faiblesse. Dès l’exposition, on assiste à une inversion
b)      Le thème du double inversé

Maitre
Esclave
Champ lexical
« patron » « maitre » « liberté »
« esclave » « esclavage »
Antithèse
« révoltés contre leurs maitres »
« ce son des esclaves de la Grèce »
Onomastique
Iphicrate : pouvoir + Grèce
Arlequin : comedia del arte , comique, bouffon
Caractère
Austérité, pessimisme
Joie, chante, siffle, bon vivant, alcool
Questions/réponses
« que deviendrons-nous »
« nous les cherchions »
« nous deviendrons » : docile
« cherchons »

Le couple maitre-valet semble ici reprendre la tradition. Ils ont des roles bien définis et sont complémentaires.
C’est un valet facétieux :
-          Arlequin répond aux ordres pour les contredire. Effet comique
Mais ce topos vas ici dépasser les limites. Les règles de l’île vont rendre les fonctions particulièrement floues.
III-                Les prémices d’un retournement symbolique
a)      Les règles de l’île
-          « tuer tous les maitres « les jeter en esclavage » : tournure binaire, violence des règles
-          « ils ne font rien aux esclaves comme moi » : antithèse
-          Homonyme « vit « vie »
-          Arlequin n’est pas inquiet : joyeux et en confiance
-          « chaque pays a sa coutume » : présent de vérité générale
-          Le maitre s’en mord les doigts dans son aparté
Arlequin le valet facétieux s’engouffre donc ainsi dans les règles de l’île et s’y adapte dès la 1ère scène
b)      L’impertinence d’Arlequin
-          Siffle, chante, rit : il se moque de son maitre
-          « j’ai les jambes si engourdies » : fausse excuse, mensonge, ironie
-          « je vous plains de tout mon cœur » : registre élégiaque, antiphrase
-          « je ne vous plains pas ma foi …. Rire » : antithèse
-          La détresse du maitre : incomprehension d’Iphicrate face à Arlequin « que veux tu dire ? » « as-tu perdu l’esprit » « à quoi penses-tu » : la crainte monte
-          « comment donc » surprise face aux réactions d’Arlequin
-          Le maitre devient poli, inversion des roles amorcée « avançons je t’en prie » « mon cher Arlequin »
Le rapport de pouvoir entre maitre et esclave s’équilibre voire s’inverse dans cette ile aux valeurs d’égalité
c)       L’utopie comme stratégie argumentative
  • Arlequin possède des qualités, personnage sympathique qui permet l’identification du lecteur :
-          Arlequin, le personnage comique : alcool, le gentil ivrogne : comique de caractère + image traditionnelle du personnage d’Arlequin dans la comedia del arte
-          Arlequin est optimiste « eh encore vit-on », « voila » presentatif. Calme philosophe.
-          Arlequin est intelligent, lucide « nous avons la meme commodité »
  • Arlequin dénonce les attitudes de son maitre, il lui fait des reproches :
-          « comme vous êtes civil et poli » : Iphicrate est d’ordinaire irrespectueux
Conclusion :
En transposant son histoire sur une île utopique dans un temps relevant de l’antiquité mythique, Marivaux peint les défauts de la société de son temps en lui présentant dès l’exposition un miroir inversé. Du décalage inattendu entre la relation maitre-valet traditionnelle et celles qu’entretiennent Iphicrate et Arlequin va naitre une reflexion critique personnelle chez chaque spectateur. Le mécanisme argumentatif est le meme que l’apologue.

Oral : Sur quelles images du personnage principal cet extrait met-il l'accent ?

Support :

L'incipit du roman de Muriel Barbery, Une Gourmandise

Problématique : Sur quelles images du personnage principal cet extrait met-il l'accent ?


Plan :

Intro : 
situer l'extrait, résumer l'histoire, lecture, problématique, plan

I- Une critique gastronomique
II- Un personnage de pouvoir
III- Les failles du maître




Histoire ; thème 4 : Colonisation et décolonisation


Thème 4 : Colonisation et décolonisation
Intro :
Colonisation : le fait pour un état de prendre le contrôle d’un territoire étranger, placer une administration, une force militaire, afin d’en exploiter les ressources économiques grâce à l’arrivée de colons. Le pays qui contrôle est appelé la métropole.
A la fin du 19ème siècle, un important courant colonialiste fait son apparition en France :
-          Les milices chrétiennes vont évangéliser ces « peuples sauvages »
-          Les commerçants aventureux veulent ouvrir de nouveaux marchés avec de nouveaux produits pour l’industrialisation. Pneu : hévéa, plante indonésienne
-          Le 19ème siècle est le siècle de la science : on veut connaitre et classer plantes, hommes et animaux. Des expéditions sont organisées
-          Raison géopolitique : volonté de grandeur et de puissance. 1870 : la France perd la Moselle et veut avoir des colonies pour retrouver le statut d’une grande puissance. Jules Ferry soutien ce projet. Il pense que la France a le devoir de civiliser ces peuples
1880-1900 : dernière vague de colonisation
1930 : on considère que l’empire colonial français est à son apogée. La France fête le centenaire de la colonisation de l’Algérie
3 p.267 : La France est le 2ème empire colonial derrière le Royaume-Uni :
-          Afrique du Nord
-          AOF
-          AEF
-          Madagascar
-          Indochine
           Décolonisation : une colonie devient indépendante
1945-1960 : en 15ans, toutes ces colonies accèdent à l’indépendance
Quelle place tient l’Empire dans la vie de la métropole au moment de son apogée ? A travers l’exemple de l’Algérie, comment ces colonies sont-elles devenues indépendantes dans les années 60 ?
I-L’empire français au moment de son apogée lors de l’exposition coloniale de 1931
II-                  Un exemple de décolonisation : la guerre d’Algérie 1954-1962

I- L’empire français au moment de son apogée lors de l’exposition coloniale de 1931
1)      Comment est géré et administré l’empire ?
Les colonies ont des statuts très différents :
-  l’Algérie est la seule colonie de peuplement.
Indigène : natif du pays. Les indigènes sont 5.5 millions et les colons sont 800 milles. Il y a 1/7ème de colons. La France considère l’Algérie comme une sorte de région. Elle comporte 3 départements. L’administration est donc directe. La France veut l’assimilation et l’acculturation des Algériens : adoptent le mode de vie et de pensée de la France
-  L’Indochine est une colonie d’exploitation. La France y exploite les richesses du sol et du sous-sol. Le gouvernement est gardé (=protectorat).
· L’économie des territoires colonisés est tournée vers la métropole :
Exemple :
- L’Algérie : les européens ont 25% des meilleures terres les plus grandes. Développement de ports sur les côtes.
- L’Indochine : culture des produits pour la métropole
· Des sociétés très inégalitaires
-  Inégalités salariales
-  Difficulté d’accès à l’enseignement : analphabétisme et peu de chance de promotion sociale
-  Pas de libre circulation
-  Pas les mêmes catégories juridiques
-  Ségrégation spatiale (on ne se mélange pas, différents quartiers)

2)      Comment est perçu l’Empire en métropole ?

-  L’empire colonial est valorisé dans l’enseignement
-  1931 : succès international de l’exposition coloniale. 8 millions de visiteurs, monuments emblématiques construits. Zoo humain : attraction touristique
-  Création du musée des colonies

Globalement les français sont fiers de leur empire, il y a peu d’opposition au colonialisme en métropole.
1932 : le PC soutient l’indépendance
Des intellectuels français dénoncent également le colonialisme :
- Angré Gide, Voyage au Congo, 1927
- Albert Londres, Terre d’ébène, 1928
Dénoncent leur exploitation, les mauvais traitements et les morts en masse

3)      Les premières contestations de l’ordre colonial dans les colonies
-  La première guerre mondiale a été un révélateur
-  Après la seconde guerre mondiale : culture européenne acquise par les files des élites locales. Ils font leurs études en Métropole. Comme Hô Chi Minh ou Senghor.
-  De retour dans leur pays natal, ils fondent les premiers partis nationalistes. Ils dénoncent le code de l’indigénat, la présence militaire française et les inégalités sociales.
-  Des tentatives de réforme :  1936 : projet Blum- Violette. 20 00 Indigènes auraient pu avoir le droit de devenir citoyen français.

II-                  Un exemple de décolonisation : la guerre d’Algérie 1954-1962
Décolonisation : processus par lequel une colonie devient un état souverain.
Il y a 3 grandes vagues de décolonisation à savoir p.292

1)  Une situation nouvelle en 1945
·     La place des japonais dans la 2GM : Le Japon a conquis toute l’Asie du Sud/Est et des colonies françaises.

-> La 2GM a donc causé l’affaiblissement des puissances européennes. D’autant plus que ces mêmes puissances ce sont fait battre (mis à part les UK).
A la différence de la 1GM où une partie des combats s’est effectuée sur les colonies.
Le Premier débarquement a eu lieu en novembre 1942, en Afrique du Nord. Des indigènes s’engagent dans l’armée française et débarquent en Provence. Ces gens qui ont combattu éprouvent un désir de reconnaissance.


·     Une nouvelle  situation internationale :
L’ONU suggère, lors de la conférence de San Francisco, dans la charte, que les peuples sont tous égaux et qu’ils méritent tous leur indépendance. Soit le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
·     A cela s’ajoute l’attitude des deux « Grands » (=USA et URSS) :
- Les USA s’opposent à la colonisation, étant eux-mêmes d’anciennes colonies. Ils espèrent aussi que les pays nouvellement indépendants s’allieront à eux afin qu’ils étendent leur influence.
- L’URSS est aussi opposée au colonialisme et espère aussi qu’ils rejoindront leur rang.
·     En métropole : La colonisation est moins bien perçue que dans les années 30. De Gaulle, lors de la conférence de Brazzaville de 1944  évoque un possible progrès dans les colonies.
En Octobre 1946, la constitution e la 4ème république créée l’union française et donne donc de l’autonomie aux colonies.

2)  La guerre d’Algérie : une guerre complexe

Cette guerre se déroule principalement sur le sol algérien mais le territoire métropolitains connait également des violences.
Tout d’abord, cette guerre est un triple-guerre. C’est un conflit Franco-algérien, Algéro-algérien et Franco-français.

Les prémices de la guerre :
Entre 1931 et 1954 : la situation n’évolue pas pour les indigènes.
En 1947 : Réforme. Les algériens peuvent élire une assemblée. Mais ils ont le même nombre de député que les européens. De plus, les élections étaient truquées. La France s’arrangeait pour qu’un pro Algérie Française soit élu.
8 mais 1945 : bain de sang à Sétif. Manifestation pacifiste qui a viré au drame parce que certains ont brandi le drapeau algérien.
Parallèlement, les premières décolonisations sont amorcées = Indes, 1947, négociation avec les britanniques.
Les colons algériens craignent que cette décolonisation ne donne des idées aux algériens et que la France libère l’Algérie.
1946-1954 : Guerre d’Indochine. La France reconnait l’indépendance du Laos, du Cambodge et du Vietnam.
1949 : Hô Chi Minh reçoit l’aide des soviétiques et de la Chine. Les français capitulent.

1er novembre 1954 : Toussaint Rouge en Algérie. Ces attentats sont revendiqués par le FLN (Front de Libération Nationale) qui veut l’indépendance et un état souverain islamique.
è C’est le début du cancer Algérien
Mitterrand refuse l’indépendance et proclame « l’Algérie, c’est la France »
En 1954, le FLN est un mouvement nationaliste très minoritaire. Il doit donc augmenter son audience. Ils veulent tous que les nationalistes adhèrent à leurs idées. Ceux qui refusent sont éliminés, égorgés, étiquetés « traitre ».
Il leur faut aussi trouver un financement. Les Algériens qui sont en France sont forcés d’envoyer de l’Argent au FLN.
La guerre d’Algérie crée une forte instabilité ministérielle en métropole. A la suite des nouvelles élections législatives de février 1956, Guy Mollet est nommé Président du Conseil. Il fonde un programme de paix avec l’Algérie.
Le 7 février 1956, Mollet va en Algérie. Les partisans de l’Algérie française lui font un accueil hostile. Mollet va donc mener une politique totalement contraire à son programme.
->  Il envoie le contingent, les français en métropole sont mécontents, ils ne veulent pas que les jeunes partent.
Mollet fait voter des pouvoirs spéciaux pour l’Armée en Algérie : le pouvoir civil est subordonné au pouvoir militaire. L’armée est chargée de pacifier et d’unir.
L’armée déloge le FLN, force les populations à quitter leur village et elle les regroupe dans des camps.
Eté 1957 : Le FLN, habituellement dans les campagnes, est maintenant dans les villes. Le général Massu est chargé de lutter contre le FLN. Il envoie des espions : les harkis.

L’Armée française n’hésite pas à torturer pour obtenir ce qu’elle veut. Ceci est dénoncé par les grand sjournaux français.
è L’instabilité ministérielle continue
13 mai 1958 : insurrection à Alger. Face à ça, De Gaulle est appelé. Il demande les pleins pouvoirs pour changer de constitution puis est élu au SUI en décembre.
Dès septembre 1959, de Gaulle  propose le principe d’autodétermination de l’Algérie (=droit des peuples à disposer d'eux-mêmes). Cette acceptation a au 3 conséquences :
- Janvier 60 : semaine des barricades par les partisans de l’Algérie française à Alger. Insurrection.
- Février 1961 : création de l’OAS, fait de militaires et de colons qui organisent des attentats selon leur slogan « L'Algérie est française et le restera ».
- 21 avril 1961 : Ils tentent un coup d’état militaire à Alger.
De Gaulle doit rétablir l’ordre. Il utilise les pouvoirs spéciaux conférés par l’article 16.
17 octobre 1961 : Manifestation pacifique en métropole par le FLN. Dérapage de la police française. Passage à tabac, on jette les corps dans la seine. Entre 50 et 200 morts.
Pendant ce temps, les négociations continuent pour l’indépendance de l’Algérie. Ces négociations aboutissent aux accords d’Evian du 18 mars 1962. C’est un cessez-le-feu.
Deux sondages sont réalisés en métropole. Le premier, en avril révèle que 90% de français sont pour l’indépendance. Le second, en juillet, montre que 99% de français sont pour. Ainsi, le 3 juillet 1962, l’Algérie proclame son indépendance.
En Algérie, les massacres continuent. Les harkis sont tués. On rapatrie les rapatrie ainsi que les pieds noirs pour garantir leur sécurité.

3)  Des mémoires antagonistes
L’Islam est la religion officielle et le FLN le parti unique.
Le bilan de cette guerre est nuancé. Certains parlent de 300 000 morts, d’autres de 1 000 000
-> querelle du bilan.
En métropole, on refuse d’admettre qu’il y a eu une guerre. On par d’évènement.
-> querelle des mots.
En 1999, les événements en Algérie sont reconnus comme guerre.  En 2012, la colonisation et les massacres sont reconnus.


Conclusion : L’empire tient une place importante dans la vie de la métropole. En effet, il est valorisé à l’école, par le gouvernement, par la publicité et l’exposition coloniale notamment. Les français ont un véritable engouement pour leur empire. Toutefois, des voix commencent à s’élever pour dénoncer l’exploitation des indigènes et pour réclamer l’indépendance. La 2GM accélère les revendications. La France connait deux longues guerres d’indépendance (Indochine 1946-1954 et Algérie 1954-1962). Le gouvernement avec perdu l’appui de son opinion publique et était condamnée par l’ONU. Cependant, la majeure partie de l’empire a accédé à l’indépendance pas la voie de la négociation. La France garde des liens importants avec ses anciennes colonies, relations parfois tendues, parfois apaisées. On peut ainsi contextualité l’intervention de la France au Mali en janvier 2013.